L’élaboration du projet et le choix du tracé

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La nouvelle route devait respecter des critères simples : Une pente de 12 % maximum, le raccordement des accès existants aux bâtiments de Monsieur Pierre Andrey (un agriculteur qui mettait son terrain agricole gratuitement à disposition pour que la route puisse se réaliser) sans surélévation du terrain naturel. La limitation des talus et une accessibilité garantie pour un car de tourisme de 12 m 80 de long jusqu’au chalet Saint Joseph.

             Pour répondre à ces critères, le bureau technique Audergon, mandaté par la commune, a présenté un premier projet qui ne permettait pas un accès direct à la grange de Monsieur Pierre Andrey.

            Cette situation inacceptable pour une réalisation subventionnée par les Améliorations Foncières (AF) a contraint Monsieur Pierre Andrey a demandé la révision du projet.

            Monsieur Audergon a accepté de modifier quelque peu le tracé pour améliorer le futur raccordement, malheureusement de manière insuffisante.

            Par la suite, à la demande expresse de Monsieur Henri Buchs, syndic, Monsieur Pierre Andrey a pu mentionner directement sur un plan, ses remarques et exigences, qui au final, n’ont pas été prises en considération.

            Pour officialiser les participations à la construction de la route, la commune de Cerniat a fait signer des conventions aux tiers intéressés. Étonnamment, le libellé de certaines conventions diffère (notamment celles de la famille Rime et Rochat) ce qui semble contraire aux règles de l’équité.

            De plus, Monsieur Coissac, compte tenu de son accès entièrement privé, avait prévu de signer un contrat avec l’entreprise de génie civile JPF.  Le syndic de l'époque (Henri Buchs) est alors intervenu auprès de Monsieur Coissac (ce qu’il a d’ailleurs reconnu en assemblée communale) pour obtenir la maîtrise d’œuvre de l’ensemble de l’ouvrage.
En d’autres termes, le syndic souhaitait que la commune assume l’entière responsabilité de la construction y compris sur le tronçon entièrement privé.

            Par ailleurs, Monsieur Coissac avait demandé à ce que cette nouvelle route atteigne sa propriété directement sans passer par la place des Tertzons. Cette proposition avait déjà été mentionnée sur un plan par Monsieur Pierre Andrey au printemps 2004. Cette solution bien meilleure techniquement (tracé raccourci avec moins de pente et de virage) et certainement plus économique, a été rejetée au motif que le service des lacs et cours d’eau s’opposerait à cette solution. Curieusement, aucune preuve d’une demande ou d’un refus de ce service n’a été produite. Monsieur Coissac ayant bien demandé plusieurs fois des preuves, mais la commune ne lui en a jamais fournies.

            Constatant que ses exigences n’étaient pas satisfaites, Monsieur Pierre Andrey voulait faire opposition au projet lors de la mise à l’enquête. Le syndic l’a vivement dissuadé d’y renoncer arguant « qu’il pourrait intervenir directement auprès de l’entreprise durant les travaux » (confirmé dans le PV du 7/12/05). Ne croyant plus « aux promesses », la famille Andrey informait le syndic qu'elle se retirait du projet et annulait la cession du terrain nécessaire. Deux jours plus tard, le syndic s’est engagé à appuyer les demandes de la famille lors des travaux. Doutant de plus en plus, des promesses et engagements de la commune, la famille Andrey a également demandé par écrit au Conseil communal le 18 octobre 2004, une décision définitive avant le début des travaux. Aucune décision n’a été prise. Le 15 novembre 2004, Monsieur Pierre Andrey, bien que non convoqué, a participé et demandé lors d’une séance officielle :

            1) le report du début des travaux,

            2) l’écartement de Monsieur Audergon du projet,

            3) la révision du projet.

            Ces demandes n’ont jamais été inscrites aux procès verbaux et ce malgré des requêtes répétées. Si le conseil communal a écarté de fait, les souhaits de Monsieur Pierre Andrey, il devrait maintenant en assumer la responsabilité.